L'AMOUR EST UNE FEMME - Une fin inédite ! (1)

(…)

Dix petites minutes plus tard, elle la rejoignait dans la salle unique de la petite cafétéria de la plage, encore ouverte pour deux ou trois semaines, avant de boucler pour la trêve hivernale. Elle exceptée, il n'y avait qu'un couple de retraités qui n'échangeaient pas un seul mot, regardant chacun un point fixe et distinct sur la surface de l'océan. Brusquement, le soleil s'est levé et un flot de lumière invraisemblable a plaqué la baraque au paysage.

•  Merci d'être venue.
•  Je vous en prie.
•  Je suis…
•  Je sais qui vous êtes, l'a coupé Louise sans ménagement.
•  … Je suis « elle » a repris l'inconnue sans se laisser impressionner par le ton brusque de la veuve.
•  J'avais compris, a répété Louise avec plus de douceur.

Ni l'une ni l'autre n'avait prêté attention à l'ombre qui avait poussé la porte des toilettes pour gagner la salle du restaurant.

 

 
 
Michel Lafon J'ai lu